LA BATTERIE CUIRASSÉE EXPERIMENTALE DE 21 cm (ou 210 mm) DU GROUPE FORTIFIÉ SAINT QUENTIN (1890) |
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Les Allemands avaient doté leurs forts de calibres plus petits (105 et 155 – obusiers, canons à tube court et à tube long). Elle était destinée au bombardement des voies de communication et des premiers établissement de campagne édifiés par l'ennemi. Il y eut une autre batterie analogue près du village de Lorry : la batterie du Chêne-Ouest dont il ne reste pratiquement rien, la casemate a été arasée et la tourelle démontée dans les années 50/60. Quatre autres tourelles semblables ont été construites près de Thorn dans la Feste König Wilhelm der Erste aujourd'hui Torun, sur la Vistule, à la frontière polonaise (aujourd’hui Torun en Pologne).
Cette batterie est construite pour deux tourelles jumelles
Les locaux de la tourelle sont disposés sur deux étages : * l'étage supérieur ou chambre de tir et l'étage inférieur : local de manoeuvres de la tourelle. Dans la chambre de tir se trouvent les dispositifs pour le service du canon : pointage en hauteur et affinement du pointage en direction. * Dans l'étage inférieur les dispositifs pour le pointage en direction et l'élévation de la tourelle. Pour la rotation de la coupole, nécessaire au pointage du tube, elle est soulevée légèrement de 10 mm .et décollée de l' avant-cuirasse au moyen d'une pompe hydraulique à base de glycérine injectée dans l'espace creux entre le cylindre de levage et un piston. Ensuite l'abaissement de la coupole se fait par l'ouverture d'une soupape : le poids de la tourelle renvoie le liquide dans le réservoir. Le pointage en direction se fait à l'aide de deux cabestans mus à l'aide de chaînes; les obus sont amenés du local à munitions vers les tourelles par des chariots à 6 roues qui sont élevés dans la chambre à canon par un monte-charge et ensuite l'obus est hissé par un palan dans le tube. Ces obus pesaient 91 Kg ; l'obusier avait une portée de 7 à 8 Km suivant la charge de poudre.
Il y avait 1 sous-officier et 11 canonniers pour servir chaque tourelle ; 5 dans la chambre à canon, 4 dans l'étage de manœuvre et 2 pour l'approvisionnement en obus. Ces batteries furent désarmées par les Allemands eux mêmes en 1915 en raison d’une cadence de tir trop lente : 1 coup toutes les 3 minutes, service compliqué, pointage en hauteur difficile du fait que le canon n'était pas équilibré.
Au rez-de-chaussée : les fosses situées au pied des escaliers d’accès à la chambre de manœuvre et de tir, sont destinées à abriter des tubes de rechange.
Chaque tourelle dispose de deux locaux à munitions, les obus sont acheminés de ces locaux vers le pied des tourelles par un chariot sur voie étroite avec plaques tournantes sur galets, ensuite ils sont élevés dans la chambre à canon par un monte-charge. Quand l’état du terrain le permet, on peut monter sur le dessus de la batterie pour voir les coupoles et un observatoire cuirassé pivotant sur 360°. |
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